Comment expliquer la transformation physique de Fernando Torres ?

Passé par l’Atlético Madrid, Liverpool ou encore Chelsea, Fernando Torres a longtemps été l’un des attaquants les plus redoutés d’Europe. Aujourd’hui retraité, l’Espagnol fait régulièrement parler de lui sur les réseaux sociaux… mais pour une tout autre raison : sa métamorphose physique spectaculaire.

Une carrière de footballeur hors du commun

Né le 20 mars 1984 à Fuenlabrada, Fernando Torres a débuté sa carrière professionnelle à l’Atlético Madrid, le club de son cœur. Il devient l’idole des supporters durant une période compliquée pour les Colchoneros avant de s’envoler pour l’Angleterre. C’est à Liverpool, entre 2007 et 2011, qu’il s’impose comme l’un des meilleurs numéros 9 du monde : rapide, incisif et prolifique, il marque 81 buts en 142 matchs et forme un duo exceptionnel avec Steven Gerrard.

Son transfert record à Chelsea en janvier 2011 pour 50 millions de livres sterling marque un tournant dans sa carrière. Pas épargné par les blessures, Torres peine à retrouver son efficacité. Il termine ensuite par un retour à l’Atlético et une pige au Japon (Sagan Tosu). En sélection, Fernando Torres fait partie des 7 joueurs à avoir remporté l’Euro 2008, la Coupe du Monde 2010 et l’Euro 2012 à la suite. Il est d’ailleurs le seul buteur de la finale remportée contre l’Allemagne en 2008. Le site spécialisé Onze de Légende le place dans la meilleure équipe de l’histoire de la Roja, ce qui en dit long sur sa place dans le football espagnol.

Une transformation physique qui interpelle

Depuis sa retraite sportive, Fernando Torres a considérablement changé d’apparence. Autrefois longiligne et affûté, l’attaquant arbore désormais une silhouette nettement plus musclée, presque méconnaissable. C’est en janvier 2021 que le buzz éclate : une vidéo promotionnelle pour un sponsor asiatique le montre vêtu d’un polo bleu… mis à rude épreuve par des biceps impressionnants. Les réseaux sociaux s’emballent, et pour cause : comparé au Torres footballeur, l’homme semble avoir littéralement doublé de volume.

Deux éléments concrets expliquent cette métamorphose. Premièrement, la musculation intensive qu’il pratique depuis la fin de sa carrière. Bras, épaules et trapèzes particulièrement développés : c’est le résultat d’un entraînement en résistance lourd, aux antipodes du travail cardio-vasculaire pratiqué durant sa vie de footballeur. Deuxièmement, la boxe, qu’il s’est mis à pratiquer en parallèle et qui contribue à sculpter une silhouette plus massive.

Ce virage vers la musculation n’est pas anodin : dès 2014, Torres avait anticipé sa reconversion en investissant dans une chaîne de salles de sport baptisée Nine Fitness, dont il possède aujourd’hui plusieurs établissements à Madrid. La pratique intensive est donc aussi une affaire professionnelle et d’image de marque.

Interrogé sur le sujet dans le podcast Nine Fitness, Torres a d’ailleurs évoqué l’importance d’un mode de vie rigoureux, soulignant que les sportifs modernes doivent désormais « vivre 24 heures sur 24 pour leur sport » — bien dormir, bien manger, éviter les excès. Une philosophie qu’il applique visiblement à lui-même avec un sérieux remarquable, et qui, combinée au temps libéré par la retraite, produit des résultats aussi spectaculaires qu’inattendus.